La réduction mammaire pour hypertrophie
Deux cas peuvent exister :
L’hypertrophie mammaire nécessitant une réduction cutanéo-glandulaire
La ptose ou « chute mammaire » nécessitant une réduction cutanée.
L’hypertrophie mammaire définit un volume des seins trop important par rapport à la morphologie de la patiente. Outre son aspect inesthétique, cette augmentation de volume et donc de poids, altère l’élasticité des tissus et entraîne un affaissement des seins (ptose mam¬maire). De plus, cette hypertrophie retentit sur la statique vertébrale et entraîne des douleurs de la musculature dorsale. La réduction mammaire a pour but de diminuer le volume des seins, de corriger la ptose et résout de ce fait à la fois le problème esthétique et fonctionnel.
Cette réduction mammaire peut être effectuée en post adolescence dans les formes importantes dites essentielles, sinon, il est conseillé d’attendre la fin des grossesses avant de l’envisager.
La réduction mammaire n’est prise en charge par la sécurité sociale que lorsque le chirurgien enlève un certain volume ( 300g par sein, QEMA013).
Dans le cas contraire, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, on parle de ptose mammaire, et l’intervention n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par votre mutuelle.
La ptose mammaire
La ptose mammaire traduit un glissement ou une chute du sein avec une distension exagérée de la peau. La poitrine est alors trop basse et « déshabitée » dans sa partie supérieure. Une ptose peut exister d’emblée, survenir après un amaigrissement ou à la suite d’une grossesse.
La ptose peut être isolée ou associée à une hypertrophie (volume mammaire important) ou à une hypoplasie mammaire ( manque de volume mammaire) qui seront corrigées pendant le même temps opératoire.
La cure de ptose +/- réduction mammaire a pour but de remettre en place l’aréole et le mamelon bas situés, de reconcentrer et de fixer la glande en bonne position.
L’intervention
Avant l’intervention de réduction mammaire, des examens de laboratoire sont faits systématiquement afin de dépister une éventuelle contre-indication. Un bilan radiographique, comprenant une mammographie ou échographie mammaire, sera effectué.
La réduction mammaire est réalisée sous anesthésie générale et dure en moyenne deux heures.
La longueur des cicatrices dépend de l’importance de l’hypertrophie et du degré de la ptose.
On distingue 2 types de cicatrices : la cicatrice en « T inversée », et la cicatrice verticale. Le choix entre ces 2 cicatrices pour réduction mammaire sera décidé au cours de la consultation, et est fonction de l’importance du relâchement cutané.
Le T sera nécessaire dans les cas d’hypertrophie importante. Dans tous les cas ces cicatrices sont associées à une cicatrice autour de l’aréole.
La durée de l’hospitalisation après réduction mammaire est en général de 24 à 48 heures.
Les suites
Les suites opératoires sont simples. Cette intervention de réduction mammaire est, en effet, peu ou pas douloureuse. Le pansement est retiré au bout de quarante-huit heures et le port d’un soutien-gorge est conseillé nuit et jour pendant un mois. La poitrine a alors un galbe harmonieux, symétrique et naturel. Les cicatrices de réduction mammaire seront particulièrement surveillées et feront l’objet de soins attentifs et personnalisés.
Un arrêt de travail vous sera prescrit pour une durée de 15 à 21 jours en cas de prise en charge par la sécurité sociale.
Le résultat définitif ne s’observe pas avant 6 mois quant au volume et à la forme des seins.. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices. Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois et 1 an après l’intervention.